Partagez | .
 

 Les plaisirs souverains ~

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kuulti : 1193
Age : 26

Feuille de personnage
Puissance:
20/100  (20/100)
Pouvoir/s:
Inventaire:
avatar
Dragon&Phénix
Seika Hōōryū
MessageSujet: Les plaisirs souverains ~   Sam 13 Mai - 15:20

     
Ce rp est la suite de celui-ci :
 

Une fois de plus elle s’insurgeait en un lieu paisible, qui ne méritait point d’être saccagé. Elle s’en fichait à vrai dire, tant qu’on ne venait pas l’importuner. Naguère encore, elle aurait bien demeuré en ces bras charmant d’homme aimant, hélas bien qu’il lui trottait l’envie folle de s’agglutiner à son torse pâle et de se suspendre à ses lèvres arides et fraiches, elle n’en pouvait plus d’être ainsi dévêtue. La scène où ce preux chevalier portait sa dulcinée en princesse véritable, lui intimait trop d’apparaitre vulnérable et accessible au moindre voyeur. Nul doute qu’elle se serait adonnée en d’autres lieux à ce fantasme qui tendait à apaiser sa crise de démence, sa folie furieuse et lancée périlleuse. Et même la rosée nouvelle qui lui perlait aux chairs envoûtantes et appétissantes, se soulevant fièrement sous le regard troublé d’un grand dadais, et qui lui ruisselait finement ci et là, rendant dès lors bien moites ces mains vénérables, n’érodait en rien sa superbe.

Elle lui était d’avantage époustouflante en l’instant emprunt de romance, de même qu’éclatante dans la pénombre de la caverne et de l’obscurité qu’il projetait sur elle; confiait-il en murmure. Sa flatterie laissait rougir sa compagne qui le gratifiait d’un chaste baiser. De crainte de céder à sa pulsion dévorante, sans doute. Puis elle lui mandait assistance. Et tandis que son bellâtre lui ouvrait la voie, après s’être défaussé de son grand manteau bien chaud, qu’il avait soigneusement déposé sur les épaules de sa dame; il l’enjouait à pénétrer en profondeur ce domaine qu’ils avaient déjà profané jadis. Mais si lui portait la ballade en toute insouciance, elle semblait bien lasse de cette finalité somme toute pénible. Puisqu’elle n’appréciait guère l’endroit étroit et rustique. Tout comme elle soupirait à l’idée d’y passer la journée, afin d’échapper à ces horreurs ailées qui devaient stationner près de l’entrée. Mais bientôt le duo se figeait, elle mandait une halte.

A vrai dire elle n’avait guère envie d’apparaitre juste enveloppée d’une veste bouffante. Elle lui préférait bien plus son bel ensemble, plus saillant et séduisant. Car s’il lui fallait s’avancer en diplomate à l’égard des mineurs, elle ne voulait pas leur évoquer l’image d’une fille de joie ni même celle d’une pauvre enfant tout juste évadée d’un domaine esclavagiste. Elle devait affirmer sa dignité, sa prestance, son charisme d’esprit mondain à même d’enivrer ces roturiers. Si bien qu’elle profitait que son camarade fasse le guet pour endosser d’aventure sa panoplie atypique, bien qu’elle appréciait assez la douceur d’un habit simple. Et ce grand coquin ne se gênait guère pour la reluquer, phénomène qu’elle tolérait et aurait même enjoué en d’autres lieux. Quoiqu’elle ne percevait d’autres vibrations, pestilences et présences que les bêtes enhardies au dehors. Mais alors que le pâle chevalier escortait sa dame dans les tréfonds de la terre, elle se laissait choir à ce flanc.

Avait-elle vraiment commise maladresse, ou bien n’était-ce qu’une manœuvre habile pour se défausser du cruel dilemme ? S’il lui cédait, elle serait soulagée, délivrée du vice l’étouffant. Soudain, elle l’enjouait à faire halte, au détour de quelques rochers propices à voler sa malice. La reine à l’envie mandait des caresses. Son murmure tentateur laissait frémir son curateur. Elle avait le souffle court, suave, torride. Sa voix mélodieuse menaçait d’ensorceler le bougre. Qu’il était brave et obstiné de lui résister, songeait-elle. Voilà qui l’avait séduite par le passé. Le phénomène ajoutait à sa superbe, frêle et délicate. Que trop désirable, à son sens de mâle. Mais pouvait-il profiter d’un moment de faiblesse, d’un égarement de l’esprit ? La scène lui ravivait ce premier ébat, qu’il n’avait su endiguer. Cette dernière décennie l’avait saigné, puis ravi, et enfin comblé. Leur relation était des plus ambigües, aussi ces instants charnels consentis étaient bien exceptionnels.

Pour l’heure, il n’osait l’étreindre de crainte qu’elle n’étouffe et succombe à son demi-malaise. Mais la fièvre excitante de l’albâtre hybride la donnait plus vivace qu’autre chose. Elle le désirait ardemment, comme en témoignait la lueur d’étincelle en ses prunelles, un brasier déchirant les ténèbres de ces grands yeux sournois. Ses lèvres irrésistibles et ses mains frémissantes l’appelaient de ses vœux. Ou bien son imaginaire si fertile l’enlevait-il trop loin ? Il avait beau méditer l’affaire qu’une urgence le pressait de s’exécuter. A vrai dire, il n’ignorait pas quel mal épouvantable venait malmener sa chère et tendre. Une semence néfaste à l’esprit, une forme avancée de démence nourrie des vestiges d’une vie de jadis. Le pauvre bougre en dénotait presque le spectre infâme en ces prunelles d’ordinaire si adorables. Aussi se navrait-il à la voir ainsi. Quoiqu’il se réjouissait qu’elle n’ait qu’envie d’être étreinte, au lieu d’aller étriper quelques innocents passant.

Seika arborait-là une humeur fort joviale, agrémenté d’un désir implacable à ses griffes qui s’élançaient avec maladresse. Son brave compagnon lui dédiait tendresse en retour. Voilà qu’il s’abandonnait à l’envie de sa dame, songeant qu’il valait mieux l’enjouer et non lui déplaire. La belle rose plus pâle encore que son amant, avait grand peine à se hisser à sa trogne et lui tout hardi venait se suspendre à ses lèvres irrésistibles, tout fougueux et sauvage qu’il était autrefois. De même que l’abondance d’une rosée poisseuse ne pouvait décemment l’ennuyer. Le misérable profiteur admirait cette enveloppe si gracile et fragile, si tentatrice et sulfureuse, tandis qu’il la dominait sans vergogne. Certes il préférait une fugace union à l’ébat longuet, aussi passagère que la lucidité de cette femelle déviante, mais il n’avait le cœur de la dénigrer d’avantage la pauvre. Et il fabulait presque qu’elle désirait une nouvelle engeance, puisqu’elle n’avait de cesse de rêvasser à de fortuites retrouvailles.

Sa chère enfant lui manquait fort à lui aussi. Il se languissait de la retrouver, comme il lui tardait assez de fonder foyer pour ses belles. L’albinos avait simplement plus de patience que sa camarade d’infortune, en plus d’être ravi que sa progéniture vive bien leur éloignement. Le voilà qui s’adonnait aux caresses, la laissant frémir et pousser de fins soupirs d’aise. La tendresse qu’il employait-là n’avait d’égale que son adresse légendaire. Une vigueur guère érodée par sa condition de convalescence, le phénomène n’endiguait en rien le plaisir animal qui s’emparait d’eux. Quand bien même la dame blanche faisait preuve d’une touchante maladresse, à laquelle il palliait par sa douceur et l’expérience de la chose. Hélas, elle se figeait dans l’acte qui engendre. Avant de proférer des palabres en murmure chaotique. Le bon Shin la voyant trop éreintée, s’en allait avorter l’entreprise. Mais elle l’enjouait à poursuivre ses manœuvres.

« Une autre ? Susurrait-elle de son air détaché, songeur, avant de le couvrir de baisers. Pourquoi pas ? » Ajoutait la fiévreuse après un silence pesant, intriguant.

Et comme de juste, l’amoureux transit venait redoubler ce désir; par sa gestuelle et non sa verve ceci-dit. Il n’avait plus lieu de réfléchir aux conséquences, quand bien même elle avait mal vécu sa grossesse première. Il y mettait une telle fougue et passion, qu’elle saisissait qu’elle faiblesse était sienne et qu’elle force bestiale la malmenait presque contre la pierre aussi dure que les membres de son partenaire. Elle semblait si molle la pauvre. La belle en avait les entrailles ballantes, bouillantes, comme le reste de son enveloppe, du reste. Et à l’instar d’un sermon qu’elle aurait naguère vomit de sa gueule ardente, la pâle donzelle préférait bien souffler mot à tout autre propos. Aussi faiblement qu’il y a peu. « Et si ... et s’il s’agissait ... encore d’une fille ? » Mandait-elle à demi consciente. L’espèce et le genre n’importaient nullement à ce gredin qui abusait sauvagement de la malade. Seika ne lui en voulait guère d’être si peu enclin à converser, et juste affairé à entretenir la fournaise.

Hélas elle en avait presque la nausée et se voyait déjà succomber aux indicibles ténèbres du sommeil. Soudain ce grand fou émergeait de sa transe, avant de saisir quel malaise s’emparait de sa dulcinée. Il se laissait dont choir en douceur, freinant l’allure infernale de ses ardeurs, et la laissait glisser contre la pierre glacée où il l’esquichait la pauvre. Elle en avait perdu le souffle, ainsi écrasée par ces parois dures. Ce grand nigaud la délaissait un brin, afin de libérer cette dépouille frêle. Si bien qu’elle retrouvait des couleurs et du volume, ses courbes alléchantes que rien ne voilait plus. Et tandis qu’il s’en voulait d’avoir exagéré, d’en avoir trop fait, il la contemplait d’un air attristait. La pauvre femme suait diablement, en plus d’avoir les cuisses souillées d’un nectar plus gluant et collant encore, nul doute qu’elle en serait lasse au réveil. Il fondait crainte et lui demeurait. Bien qu'il ne tardait pas à couvrir son buste et les jambes, la laissant ainsi en paix avant d'endosser ses habit et de monter la garde.



~ The true form of the queen, the pheonix dragon, the star of chaos ~

Merci à Pandora pour cette magnifique signature ♥

Il n'est de parfum plus douillet que celui de la mort ~ :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Les plaisirs souverains ~

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» La Caverne aux Milles et un Plaisirs
» [Rang 2]Plaisirs charnels et joie de la victoire: 2e match d'arène pour Pertti
» Connaissez-vous les souverains actuels...
» Dans l'antichambre des plaisirs interdits [Nemetoria Loreia Ovidia]
» cour des rois déchus

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fantastica :: Cité du Feu :: Mine Abandonnée-