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 Et j'ai couru [OS]

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Kuulti : 850
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Lycanthrope
Ren'bo Kyouran'
MessageSujet: Et j'ai couru [OS]   Dim 27 Déc - 12:03

     
Revenu en Fantastica pour y trouver des réponses, je n'ai pu récupérer que de nouvelles questions, par centaines, peut-être même par milliers. Il m'a été impossible jusqu'à maintenant de trouver celui que je cherche depuis maintenant des semaines et des mois. Où est-il passé ? Surement mort à l'heure qu'il est, et pourtant, le connaissant, je n'aurais jamais pu imaginer qu'il succomberait à une catastrophe naturelle. Et bien il faut croire qu'il n'était pas aussi incroyable que dans mes souvenirs, que même la nature à su imposer de nouveau ses droits sur sa personne. Tant pis, ce fut une connaissance qui m'apporta tellement, qui me lança dans la vie, m'éduqua, me forma, m'apprit partiellement à être un véritable Lycan. Il me manque encore un peu de savoir et je ne connais personne de notre race pouvant me dire où me rendre, quand, en quel nom, pourquoi et à quoi cela pourrait me servir, car je sais que quelque part, il y a quelque chose qui me permettra de me sublimer d'une manière ou d'une autre, sortir de cette déchéance dans laquelle je m'enlise depuis maintenant trop longtemps. Ce fut amusant, ce fut chaotique, mais peu importe, c'est sans intérêt et cela m'a plus désagrégé qu'autre chose.

Comme je suis de passage sur ce vieux continent, j'ai cherché la trace d'une amie que j'ai rencontré il y a de ça quelques années, de qui j'ai bêtement perdu la trace et qui m'a diplomatiquement mit de côté, m'expliquant que ça n'était plus vraiment la peine de venir, elle ne serait jamais là pour que l'on passe du temps comme avant. Ce n'est pas grave, me suis-je dis, il suffit que je passe à l'improviste, comme ça, prise au dépourvu, elle ne pourra que m'adresser la parole en face à face pour me dire de repartir, et je me suis planté. Plutôt bien planté même... Personne, pas l'ombre d'un chat, juste un souffle de vent froid qui me fit comprendre que c'était bien au delà d'une bourde verbale... J'avais pris avec moi une fleur pour offrir, une azalée blanche, elle signifie pour moi le regret de la perte d'un être cher et chaque année j'en dépose une en mémoire de quelqu'un qui m'a quitté à jamais. Cette année, je vais devoir en déposer deux de plus malheureusement...

Je cherchais en vain un moyen de sortir de cette situation. J'étais constamment seul, ma voix résonnait sans cesse comme un écho au coeur d'une vallée à l'intérieur de mon esprit et de mon âme. J'avais des personnes à qui je tenais énormément. Beaucoup sont morts sans que je ne fasse quoi que ce soit, et les quelques autres sont partis par ma faute, et je n'ai pas l'impression d'avoir la chance de me racheter d'une quelconque manière que ce soit. Qu'elle horreur de se noyer de la sorte dans la désespoir, tout doucement, sentant le froid envahir chacune de mes extrémités, comme si le destin me faisait comprendre que jusqu'à ma mort, les tourments ne cesseront jamais.

Alors j'ai marché. La destination n'était pas importante, je tentais surement de fuir ce qui m'entravait tellement mais c'était peine perdue.

En ce moment, les jours sont sombres, la brume à enveloppée le monde, et les morts sont revenus. Pourtant, aucun signe de celui que je cherchais tant. Et aucun signe de qui que ce soit. Bien que ce qu'il se passe est plutôt inquiétant aux vues de tous ces cadavres et fantômes sortis de leur sommeil, je ne pouvais pas imaginer pire actuellement.

Une grande faille s'étendait à mes pieds, un gouffre sans fond menant je ne sais où sous terre, c'est le lieu où je me suis arrêté pour passer du temps à comprendre et à chercher une solution. Je n'avais pas remarqué cette présence à portée de ma main. C'est seulement quand quelque chose dans le coin de mon oeil attira mon attention que je tournait la tête. Quand mes yeux s'apposèrent sur la présence à côté que mon esprit fut envahit de souvenirs tous plus douloureux les uns que les autres. Je ne me sentais pas bien, mon estomac était noué, ma gorge serrée, et je ne savais plus quoi faire. Ma mère se trouvait à mes côtés, elle qui est morte depuis plus d'un siècle, comment est-ce possible ?... Pourtant, ses longs cheveux blonds répondant aux mouvements dans miens dans le vent me confirmait bel et bien sa présence. Et ce visage si tendre, tellement tendre qu'il me fit échapper une larme roulant sur ma joue, comme quand je n'étais encore qu'un enfant.

Alors j'ai couru pour rattraper le temps perdu. Le temps passa, mais je n'en ai rien vu. Nous avons parler jusqu'à ce que ce ne soit plus possible pour l'un ou pour l'autre de rester là...

Je n'aurais jamais pu espérer mieux comme rencontre au milieu de nul part.
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