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 Les amis de ma fille sont mes amis [PV George]

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Beyond
MessageSujet: Les amis de ma fille sont mes amis [PV George]   Lun 25 Mai - 7:47

     Délaissant les décombres du Laboratoire, vestige d’un temps sanglant où, afin de gagner son droit à la vie, Beyond avait été contraint de supprimer celui de ses bourreaux, il se dirigeait désormais d’un pas fébrile en direction d’un autre lieu tout aussi important pour lui, sinon plus : L’ancienne demeure d’Iseult et, par extension, de Neron.
A la simple évocation de ce lieu l’ayant vu grandir, s’épanouir au fil des leçons de son ancien amant, le clone sentit une boulle se former au creux de son ventre. Tout comme le laboratoire, ce lieu faisait remonter en lui une foule de souvenirs qu’il aurait aimé enterrer au plus profond de sa mémoire, mais qu’il n’avait jamais vraiment pu chasser de son esprit. Ils faisaient partie intégrante de lui, de ce qu’il était devenu, de ce qu’il deviendra plus tard.
Contrairement à ses années passé au labo, que ce soit lors de sa création ou lorsque, deux fois par la suite, les traqueurs étaient parvenu à le capturer, Beyond n’avait pas que des mauvais souvenir du temps où il habitait chez cet homme qu’il avait aimé plus que de raison, au contraire, et c’était bien en cela que son cœur manquait de s’arrêter de battre à l’idée d’y retourner…
Il avait coulé des jours heureux, protégé par l’hybride l’ayant recueilli après sa fuite du labo, l’ayant soigné et nourri, appris les règles de bases en société et les plaisirs que pouvaient procurer le corps, mais, comme on dit, « Plus on s’élève et plus dure sera la chute ». Il en avait fait les frais…
Un jour, sans raison apparente, Neron était partie, comme ça, sans un mot, et l’avait laissé une fois de plus livré à lui-même avec, pour seul bagage, de nouvelles connaissances lui permettant de survivre un peu plus longtemps dans ce monde de brute.
Il ne regrettait pas cette époque, il ne la regrettait plus, mais sa poitrine, sans qu’il ne puisse rien y faire, se serrait d’elle-même.
Enlaçant un peu plus étroitement sa fille toujours tranquillement assoupie dans son porte bébé, il jeta un regard alentour : Une faille, immense, déchirait le sol sur plusieurs dizaines de kilomètres.
La terre, quant à elle, était encore recouverte de cendres séchées.
Les années avaient passé en ne laissant derrière elles plus aucune trace des architectures d'antan… Parfois, si on baissait les yeux, on pouvait voir des morceaux de toit, trop haut, apparaissant sous forme d’imperfection de la chaussée, mais rien d’autre.
Le manoir d’Iseult, semblable a de nombreux autre, était ensevelît sous les cendres.
Il savait que les catastrophes avaient été d’une violence sans précédent, mais de là à parvenir à ensevelir des édifices de plusieurs mètres de haut, Beyond ne pouvant s’empêcher de trembler d’effroi en pensant aux pauvres gens n’ayant pas eu l’occasion de fuir et, désormais, transformé en statut à plusieurs mètres sous terre. C’était affreux…
Il en était tellement retourné, plongé dans ses pensées morbide, qu’il ne remarqua pas Cassïopé se pencher au dehors de son portique et, tentant d’attraper quelque chose au sol, s’approcher dangereusement de ce dernier, la moitié de son corps hors du siège.


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Georges N. Razentill
MessageSujet: Re: Les amis de ma fille sont mes amis [PV George]   Mar 26 Mai - 23:22

     Trottinant, Georges sillonnait l'horizon vide de toute vie, le pas léger, transformé en gros chien blanc. Cette forme lui permettait d'aller loin et plus vite que sur ses jambes humaines, tandis que ses sens sur-développés l'informaient du moindre changement autour de lui. L'odeur caractéristique et imprégnée de souffre qui émanait du sol dur et plein de caillasses de son pays natal venait lui chatouiller le museau, provoquant comme à chaque fois en lui un torrent de souvenirs doux-amers dans lequel il plongeait sans même tenter d'en retenir un en particulier, trop habitué qu'il était à ne pas se laisser influencer par le moindre d'entre eux.
Trott-trott faisaient ses coussinets frappant la terre en soulevant de petits nuages de poussière dorée. Il haletait sous le soleil et ses pattes commençaient à le faire souffrir après plusieurs heures de marche forcée mais pour rien au monde il ne se serait stoppé si près de son but. Les bâtons. Ceux qu'Offélia et lui avaient laissé après leur passage. Avant de regagner le village du vent, la dette qu'il avait contractée envers la mafia des Orchids prête à être remboursée, il avait voulu voir si leur œuvre était encore debout sous les intempéries, si l'oiseau aux ailes déployées semblait encore prêt à fuir à son approche tout en restant gravé dans le bois solide qu'ils avaient choisi tous les deux parmi les quelques souches rescapées des catastrophes. C'était un bois extrêmement résistant et renforcé par des incrustations brillantes de cendre solidifiée qui leur avait demandé des trésors de patience et de dévotion pour enfin faire apparaître le délicat volatile. Qui eut cru que ce chef d’œuvre émanait de deux très jeunes adultes couverts de tatouages et de piercings, si peu recommandables? L'idée les avait bien fait rire avant qu'ils ne se rappellent que seuls les fous et les esseulés se baladaient encore dans cette régions désertique du monde. Boarf... Tant pis au pire. Il ne risquerait donc rien.
La colonne vertébrale de l'animal s'allongea et se redressa tandis que son museau rentrait dans sa face, parachevant sa transformation en humain tout ce qu'il y a de plus banal au premier abord. Georges s'étira un bon coup et caressa du regard la longue faille qui s'affaissait à ses pieds comme la bouche d'un obèse grimaçant sur le point d'avaler quelque chose. Il se souvenait de cet endroit, mais les bâtons croisés étaient encore loin de sa position et il se retransforma en un soupir. Ce n'était pas encore aujourd'hui qu'il atteindrait son but!
Il allait repartir lorsque le vent lui porta un drôle de parfum au museau. Des fo... Euh... Des gens?! Ici?! Mais pourquoi venir se griller les fesses dans un endroit pareil, hein? Tout avait été dévasté et les mirifiques joyaux nés des entrailles des volcans se trouvaient plus au nord dans le flanc de la montagne.. Une pensée lui fit dresser les poils sur l'échine. Et si... Et si c'étaient des Rebelles? Accompagnés de leurs jeunes recrues? Un grondement sourd monta de sa poitrine tandis qu'il se mettait à courir vers la source de l'odeur. Si c'étaient bien ces rats qui venaient taper un squatt sur sa terre natale, il espérait pouvoir maîtriser l'instinct bestial qui lui soufflait de tous les égorger violemment et de se rouler dans leur sang encore chaud, après tout il n'était pas fou ni suicidaire! Il espérait juste pouvoir les suivre de loin sans se faire repérer. Amplement faisable et il se réjouissait déjà à l'idée d'observer toute cette expédition sans se faire lui-même repérer.
Aussi, quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'au lieu de se trouver face à une demie-douzaine de costumes gris il aperçut un homme seul... Non... Pas seul... Un truc vivant gigotait sur son ventre. Mais... Quoi?! Un GOSSE?! Ici?!?! Naaaaaaan... Probablement une grosse bestiole que ce fou avait recueillie. Pas un petit chiot!
Bon... Au pire, l'autre mec comptait probablement déposer son fardeau au soleil et aux charognards, c'était devenu monaie courante après les désastres climatiques après tout, et Georges n'avait aucune intention de s'approcher de l'étrange couple lorsqu'il vit le petit machin tendre la main, de plus en plus loin, vers le sol.
Son sang ne fit qu'un tour et il hurla à l'intention du type aux cheveux violets avant de se transformer en chien et de détaler vers eux dans l'intention d'empêcher le petit corps de s'écraser:

Eeeeeeeeeeeeh! La gamin va tomber, abruti! Retiens le!!

Il poussait sur ses pattes le plus vite possible pour éviter le pire et tendit le museau vers l'enfant dans une tentative tardive pour le rattraper... En espérant que le mec chelou faisait assez attention pour avoir retenu sa progéniture avant qu'elle ne finisse en steack tartare spécial vautours.


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MessageSujet: Re: Les amis de ma fille sont mes amis [PV George]   Jeu 28 Mai - 19:48

     Le regard perdu dans le lointain, c'était le passé, son passé, qui défilait devant les yeux de Beyond. Il se revoyait lui, âgé de seulement quelques mois mais possédant déjà son corps d'adulte, une chemise d’hôpital bien trop courte peinant à cacher ses cuisses pâles et maculées de cicatrices, courir à en perdre haleine tenter de mettre le plus de distance possible entre lui et le laboratoire qu'il quittait alors pour la première fois. Il était sale, son vêtement taché de multiples substances organiques passant des déchets médicamenteux au sang, en passant par ses propres déjections. Il avait la gorge en feu, les jambes douloureuses d'avoir couru pour la première fois de sa vie, après quatre longs mois passés dans une immobilité quasi-totale, enchaîné dans une cage.
Il se souvient de ses muscles se tendant, de ses mains crispées sur ce poteau, de son dos s'arquant alors que le trop-plein de sérum remplissant son estomac jusqu'ici inutile ressortait par saccades d'entre ses lèvres, juste avant que son corps ne le lâche et qu'il ne s'écroule au sol, inconscient. C'était ce jour-là qu'il avait rencontré Neron, son sauveur, celui qui l'avait porté sur son dos malgré son état lamentable et les risques qu'il encourait à prendre sous son aile un être qui, de toute évidence, n'était pas exempte de tout péché. Il suffisait de voir l'état de son corps pour comprendre que, mérité ou non, les châtiments que le clone avaient reçus indiquaient son rang dans la société.
Il se souvenait du sandwich que le tori lui avait acheté, de sa première bouchée d'une nourriture solide depuis sa création, lui qui avait toujours été nourri par perfusion, et du haut-le-corps qui lui avait pris alors que son système digestif s’enclenchait pour la première fois... Il avait cru que Neron voulait le tuer, mais il était bien trop faible pour se défendre, aussi lui a t-il accordé sa confiance, à lui, qui n'avait ni blouse ni seringue à lui enfoncer de force dans le crâne. Ils avaient donc vécu ensemble un peu plus d'un an. Une année durant laquelle l'expérience avait acquit le peu d'humanité qui lui avait été retiré lors de son séjour au labo, ou il avait appris à vivre, à se laver, à manger, à parler d'une manière qui ne donnait pas continuellement envie de lui coller sa main dans la figure, à aimer... Et puis il avait dû partir, quitter ce cocon où il avait vécu dans un bonheur continuel, gardant pour seul moteur cette unique vérité : Tous ces problème, sa vie, la vie de son frère, la vie de Neron, tous ça, c'était de la faute à cette femme si elles avaient un jour volé en éclats. De la faute à la dame aux cheveux rouges. De la faute à Zune... La haine, son unique moteur d'alors.
Il en était à là dans ses pensées quand, sortie de nuls parts, il entendit une voix raisonnée dans l'immensité environnante. Sursautant, il allait se retourner en direction de celle-ci lorsque, enfin, les paroles prirent sens dans son esprit et qu'il eut le réflexe de rattraper sa fille à l'instant même ou cette dernière basculait vers le sol, frôlant l’infarctus.
À ses pieds, courant à toute allure, une espèce de gros chien venait de passer à l'endroit exacte ou Cassïopé serait tombée s'il ne l'avait pas redressé à temps. Le cœur au bord des lèvres, des perles de sueur glissant le long de son échine, Beyond regarda en direction du canidé l'ayant prévenu du danger.
Le souffle court, il ne s'inquiéta même pas de savoir comment et pourquoi cet animal, sûrement un fenrir ou une espèce du même style, était là. Il était là, c'est tout, et son intervention orale venait de sauver l'être le plus précieux à ses yeux.
Tentant de maîtriser sa respiration, des perles du sueur froide inondant toujours son corps pourtant exposé à un soleil de plomb, il se dirigea vers l'inconnu et, d'une voix rauque, s'adressa à lui.

- Je... Merci infiniment... Je... J'ai... Un peu plus et... Vous avez sauvé ma fille !

Il s’emmêlait dans ses idées, à la fois mort de peur, honteux et écraser par le soulagement, mais le sens était là : il lui était infiniment reconnaissant pour ce qu'il venait de faire.

- Merci, vraiment, merci... Je... J'en perds mes mots... Je dois avoir l'air bien con là, mais tant pis, juste... merci. Je n'aurai pas supporté de la perdre elle aussi... Ces dernières paroles étaient plus pour lui-même que pour l'autre homme, mais il n'avait pu s'empêcher de penser à haute voix. Je... vous en serais éternellement reconnaissant.


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Georges N. Razentill
MessageSujet: Re: Les amis de ma fille sont mes amis [PV George]   Mar 2 Juin - 20:33

     Les pensées entièrement tournée vers cette petite lueur de vie qu'il sentait palpiter dans le corps minuscule de la grossière reproduction humanoïde aux membres boudinés, Georges avait couru comme un dératé sans se préoccupé des cailloux lui déchirant les coussinets. Une pierre particulièrement aiguisée lui entailla la patte avant droite mais il n'en avait cure.
Toute sa vie il avait privilégié les enfants. Les gosses. Les bébés. Il se sentait complètement désarmé quand il avait l'occasion d'en trouver un devant lui et ce sentiment n'avait fait que s'accroître depuis que les catastrophes et leurs effets secondaires tels que les famines, les disettes, les maladies, les empoisonnement et les inhalations de cendre avaient considérablement réduit les effectifs infantiles et voir un enfant vivant confinait au miracle.
Il avait vu l'homme jeune rattraper la petite chose au moment même où cette dernière quittait le refuge de la poche ventrale artificielle et avait senti son coeur louper un battement. Il se laissa emporter par son élan avant de ralentir l'allure et venir se poster devant le type en boitillant, s'assurant de la santé du gosse grâce à ses sens canins. La gamine chouinait un peu d'avoir été ballotée si brutalement mais ne semblait pas avoir souffert et elle respirait la bonne santé. Bonne chose. Très bonne chose.
Le gros chien céda la place à l'homme à quelques pas de l'étrange duo. L'esprit de Georges faisait face à un intense dilemme... Autant il avait envie d'attraper le petit violet par le col et de lui flanquer un bon vieux coup de boule pour lui remettre les idées en place, ou juste le secouer très fort en lui gueulant dessus, autant il craignait pour la petite qui allait se retrouver entre eux deux. Après un moment de réflexion il réfréna ses pulsions meurtrières envers le... Père? Frère? Babysitter? de l'asticot emmailloté et se rapprocha doucement d'eux en balayant les balbutiements redevables d'un vague geste de la main, ses piercings captant un rayon de soleil tandis qu'il désignait le paquet du nez.

"T'occupe des remerciements, le clown. Comment va le gosse? Pas de choc? Le climat ça va?"


Malgré son envie il n'alla pas jusqu'à enlever le bébé des bras de son protecteur pour se charger lui-même de l'analyse médicale rapide. Il sentait clairement le trouble de l'homme efféminé qui lui faisait face, autant que l'odeur de peur qui émanait de lui. Cela le tranquillisa un peu, il n'avait pas l'air d'être un mauvais gardien et devait se faire du soucis pour ce dont il avait la garde.
L'Anakim se détendit imperceptiblement et pressa ses doigts contre la paume de sa main légèrement entaillée en sentant enfin la douleur poindre. Il s'en fichait et essuya la plaie superficielle contre son pantalon poussiéreux.
Il alla même jusqu'à grimacer un sourire qui craquela ses lèvres asséchées par sa longue marche en plein soleil.

"Joli môme. Il est de toi? C'est vachement rare de croiser des gens ici, alors un type accompagné de son gosse... ça a de quoi étonner. Je m'appelle Georges, peu-importe-le-nom. Content de croiser une âme dans ce coin paumé!"


Il lui tendit sa main saine dans un geste engageant, les yeux captivés par le bébé babillant.


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MessageSujet: Re: Les amis de ma fille sont mes amis [PV George]   Mer 3 Juin - 8:42

     Toute son attention fixée sur sa fille chérie, Beyond ne remarqua pas tout de suite que le gros chien ayant tenté de lui sauver la vie s'était transformé en bête humanoïde. Il ne le constata d'ailleurs que lorsque sa voix grave raisonna dans le vide environnant, inquiète. Serrant sa progéniture contre son cœur, caressant son dos d'un air rassurant tout en la berçant doucement de ses bras, il releva son regard vers l'homme face à lui, le détaillant sommairement. Il était grand, plus grand que lui et son mètre soixante-seize, et plutôt bien battit, mais ce qui sauta le plus aux yeux du clone furent les innombrables piercings ornant ses oreilles ainsi que le reste de son visage. Pour un peu, le violet aurait presque pu penser que cet être se tenant face à lui était en réalité un élémentaire de métal, une espèce extrêmement rare capable de manipuler tous les métaux et de s'en servir comme bon leur semblaient, mais sa forme canine suffisait à contredire cette pensée fugace. Non, qu'importe son espèce, cet homme était simplement un grand fan des ornements corporels, voilà tout. Et en ça, Beyond ne pouvait le contredire, même s'il n'en était pas encore arrivé à de telles extrémités.
Ignorant le surnom peu flatteur que lui avait attribuer l'inconnu, le télépathe se contenta de hocher la tête d'un air grave, signifiant ainsi que, oui, Cassï n'avait rien.

- Plus de peur que de mal... Elle va bien.

Se disant, il l'éloigna légèrement de son torse pour l'observer avec un peu plus d'attention, cherchant à voir si le choc était passé, et se retrouva nez à nez avec un immense sourire de bébé. Soupirant, il ne pu empêcher la commissure de ses lèvres de se soulever en un sourire sincère. Sa fille avait des pouvoir d'empathie, ce qui signifiait généralement qu'il suffisait que quelqu'un soit heureux à coté d'elle pour qu'elle le devienne, ou qu'elle essaie de transmettre ses propres sentiments d'enfant emplis d'innocence et de rêve à quelqu'un qu'elle jugerait comme trop triste... Beyond savait qu'il ne pouvait être réellement objectif, mais il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait l'enfant la plus parfaite qui soit !
Se concentrant cet fois-ci sur l'homme face à lui, se présentant comme « Georges », il tendit sa propre main et serra celle du gros chien à forme humaine.

- Beyond, peu importe le nom aussi, enchanté de même... Et oui, cette petite merveille est ma fille. Ne put-il s'empêcher de confirmer, non sans une once de fierté, c'était son unique trésor. Cassïopé, elle s'appelle. Précisa t-il, non sans se défaire de son sourire, sentant que ce Georges, malgré son look n'inspirant pas forcément la confiance, était quelqu'un de bien, qui ne ferait jamais de mal à un enfant. J'ai grandit ici, pour être tout à fait franc, et j'avais envie de montrer ces lieux à ma fille, même si... ils n'ont plus grand choses à voir avec ceux de mes souvenirs. Il souriait d'un air mélancolique, haussant légèrement les épaules d'un air de dire qu'on y pouvait rien, avant de regardant son vis à vis dans les yeux. Et toi ? Qu'est ce que tu foutais ici tout seul ?


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Georges N. Razentill
MessageSujet: Re: Les amis de ma fille sont mes amis [PV George]   Mar 16 Juin - 7:42

     Sous le regard de son père, la petite se mit à sourire de toutes ses gencives à peine dentées, illuminant le monde de sa petite présence pure. Georges se laissa, sans même s'en rendre compte, emporter dans cette bulle de joie qui venait de se créer entre les deux êtres. Un vrai sourire détendu s'étala sur sa figure et il sentit une chape imperceptible, mélange de fatigue, de tristesse et de résignation s'enlever de son cœur. Ses défenses tombaient une à une devant ce petit être adorable qui venait de faire irruption dans sa vie et il ne se sentait pas mal pour autant. Peut-être même... Heureux? Rassuré de constater que le monde pouvait encore produire quelque chose de bon après avoir détruit le reste?
Son regard vert se posa sur l'homme qui se retournait vers lui. Plutôt petit, avec cette même étrange couleur violette qui colorait ses cheveux au fond des yeux, il avait un je-ne-sais-quoi de dérangeant. Un reflet luisant sur l'anneau doré qu'il portait à l'oreille miroita dans la mémoire de l'ex-tatoueur de 26 ans, lui rappelant les années post-cataclysmiques. Il fut ramené à la réalité par la poignée de main qu'ils échangèrent et vrilla ses yeux dans ceux de l'autre. De Beyond, puisque c'était ainsi que se présentait le type.
La fierté qui pointa dans son ton lorsqu'il se présenta comme le père de la gamine qui babillait joyeusement dans ses bras n'échappa pas à l'Anakim qui se pencha sur l'enfant et lui adressa un signe de la main, restant cependant suffisamment loin pour ne pas inquiéter le père plus que de raison.

"Salut miss Cassïopé, alors! Ton papa a bien choisi ton nom, il te va très bien, gamine."

Georges ne s'étonnait pas que l'homme soit seul en ces temps troublés, sans sa femme s'il en avait jamais eu une. Probablement crevée durant un des cataclysmes qui avait ravagé la région. Ou tuée de manière moins naturelle. Quoi que...

"J'ai grandit ici, pour être tout à fait franc, et j'avais envie de montrer ces lieux à ma fille, même si... ils n'ont plus grand choses à voir avec ceux de mes souvenirs."
-Tu m'étonnes que ça a changé. Tout a été rasé par ces foutus volcans. Bah... Je suppose que tu fais partie de tous ceux qui ont fui vers les autres pays quand ça a commencé hein? Oh pas de honte à avoir, hein! L'instinct de survie et tout... Compréhensible."

Son sourire se crispa quelque peu en repensant au passé, aux brûlures dans ses poumons, aux heures passées à se terrer pour échapper à la mort élémentaire. Non. Il ne pouvait pas lui en vouloir d'être parti. Cette crispation disparut aussi vite quelle était venue et il se remit à parler d'un ton badin.

"C'était bien la vie, là-bas? Parce que ta fille, après ce qu'elle a vu ici, je doute qu'elle aimerait revenir y repasser ses vacances le reste de sa vie. Enfin bon, j'comprends l'intention. Apaisé de lui avoir fait zyeuter ce désert?"

La question n'était pas méchante ou ironique, il voulait vraiment savoir ce que ce type éprouvait à cet instant, debout devant les débris de sa vie. Il n'avait même pas eu à les détruire lui-même pour s'en détacher, les éléments s'en étaient chargés à sa place.
La question du violet l'interpella et ses yeux se perdirent dans le vague. C'est vrai ça? Il foutais quoi, lui, déjà? Ah oui!
Il rendit son sourire à Beyond.

"Je crois que ma vie de maintenant est à peu près l'équivalent de la tienne. J'effectue un tour sur toute la terre du feu en suivant les traces de mon dernier passage. Histoire de... Wouah j'en sais rien!"

Il éclata de rire en passant une main dans sa mèche verte.

"Boarf... On va dire que c'est pour me rappeler les bons souvenirs! Si vous passez près de deux bouts de bois gravés, plantés dans le sol, vous penserez à moi. Je cherche à voir si ils sont encore tous debout, j'en ai semé avec une... amie... un peu partout dans la région."

Et il espérait vraiment que leur oeuvre tenait le coup.


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Beyond
MessageSujet: Re: Les amis de ma fille sont mes amis [PV George]   Dim 28 Juin - 9:36

     L'inconnue désormais identifié sous le nom de Georges semblait, contrairement à ce que pouvait laisser à penser sa tenue, être quelqu'un de plutôt calme et pragmatique, aimant les enfants. C'est, tout du moins, ce que laissait paraître les sourires sincères qu'il affichait à la petite fille gazouillant dans les bras de son père.
Ce dernier, pourtant de loin pas le dernier à se méfier des personnes qu'il ne connaissait pas, ne pouvait décemment pas en faire de même avec cet homme ayant sauver sa fille chérie d'une mort potentielle.
Et puis bon, quitte à avoir le pouvoir de lire dans les pensées des autres, autant s'en servir pour vérifier la sincérité de certains de ses interlocuteurs...
S'il est vrai que Beyond n'aimait pas user et abuser de ses pouvoirs, préférant parler aux gens plutôt que de pénétrer leurs pensées intimes sans raisons apparentes, il était au moins tout aussi vrai que cette capacité se révélait être bien pratique dans un cas comme celui-ci. Dès qu'une confiance était installer, cette nécessité se révélait obsolète.

- Tu m'étonnes que ça a changé. Tout a été rasé par ces foutus volcans. Bah... Je suppose que tu fais partie de tous ceux qui ont fui vers les autres pays quand ça a commencé hein? Oh pas de honte à avoir, hein! L'instinct de survie et tout... Compréhensible.

Le clone haussa les épaules, sans un mot. Il voyait bien que, derrière sa compréhension de façade une certaines amertume gagnait le jeune homme. Et il ne pouvait pas lui en vouloir. Pas après ce qu'il devinait que ce dernier avait bien pu vivre.
Mais bon... Pour dire toute la vérité, Beyond n'avait pas eu la chance de pouvoir se payer une place dans l'un des quelques bateau près à emmener les espèces maîtresse loin de toutes ces catastrophe, loin de là... A cette époque, Neron venait tout juste de le laisser tomber et, alors qu'il était totalement perdu et livré à lui même après plus d'une années à dépendre du Tori, il ne savait lui même plus trop comment il était parvenue à se glisser dans l'un des cortèges... Mais étrangement, il ne doutait pas que le prix à payer avait été sanglant.
Il ne voulait pas se souvenir. Il avait trop de sang sur les mains pour sa souvenir.

- C'était bien la vie, là-bas? Parce que ta fille, après ce qu'elle a vu ici, je doute qu'elle aimerait revenir y repasser ses vacances le reste de sa vie. Enfin bon, j'comprends l'intention. Apaisé de lui avoir fait zyeuter ce désert?
- Ici où là-bas, la vie est ce qu'on en fait... Il ne se voulait pas moralisateur, bien au contraire, il avait dit ça d'une voix calme et détachée, pensant à sa propre expérience. C'était vrai quoi, ici, en Fantastica, il avait côtoyer la mort et l'amour, le soutient et l'abandon, mais jamais la liberté. En Our Land, il avait longtemps était seul, haineux, mais il était libre et capable de prendre sa vie en main si tenté qu'il mettait sa fierté de coté, ce qu'il avait fini par faire, après des années de souffrance. Non, décidément, ici où ailleurs, rien ne changerait jamais... Une fois que les reconstructions serons finaliser, la vie reprendra comme avant, ou pas, mais elle sera ce que vous en ferez, même si les victimes ne renaîtrons jamais de leurs cendres... Il haussa une nouvelle fois les épaules, conscient de ne jamais avoir été, et de n'être sans doute jamais, un grand orateur. Je voulais juste faire une croix sur un passé révolu, en venant ici, oublier ces moments immuables que j'aimerais tant effacer, mais au final... je crois que ça ne marche pas comme ça... Il souriait, ne sachant même pas quelle raison le poussait à se confier ainsi à un parfait inconnue. Peut-être justement le fait qu'il le soit, un parfait inconnue, et qu'il ne le reverra plus jamais. Il ne sera jamais juger. Quand j'aurais fait le tour du continent, je pense aller en Esgalduin, finalement... Quitte à avoir poser mes jours de congés, autant en profiter un maximum. Le passé c'est le passé, je commence enfin à ma tourner vers le présent et l'avenir. Nouveau sourire, et il serra un peu plus sa fille contre son cœur.
- Je crois que ma vie de maintenant est à peu près l'équivalent de la tienne. J'effectue un tour sur toute la terre du feu en suivant les traces de mon dernier passage. Histoire de... Wouah j'en sais rien! Une nouvelle fois, le violet hocha la tête, compréhensible. Boarf... On va dire que c'est pour me rappeler les bons souvenirs! Si vous passez près de deux bouts de bois gravés, plantés dans le sol, vous penserez à moi. Je cherche à voir si ils sont encore tous debout, j'en ai semé avec une... amie... un peu partout dans la région.
- Je n'y manquerais pas ! Sourit une nouvelle fois Beyond, attendrit pas cette hésitation avant d'employer le mot amie, lui certifiant sans même qu'il ait besoin de lire dans ses pensées que Georges ressentait des sentiments plus ambiguë qu'une simple amitié pour cette jeune-femme qu'il ne connaissait pas. Si un jour tu passe en Our Land, passe au restaurant de l'Hôtel Bella Muerte, il est excellent ! Et je ne dis pas ça uniquement parce que j'y travail. Lui lâchant un clin d’œil, Beyond le salua d'une main et fit mine de s'en aller. Il avait assez parler pour aujourd'hui, pas besoin de l'ennuyer d'avantage.
Qui sait, peut-être qu'un jour leurs chemins se croiserons à nouveau.


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